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Métaverse : le français Kinetix lève 11 M$ pour « modeler des avatars 3D »

Kinetix
Henri Mirande, CTO de Kinetix et Yassine Tahi, PDG de Kinetix - crédit : Kinetix

Architecte d’un outil permettant de façonner des avatars en 3D, la jeune pousse hexagonale Kinetix vient de boucler un tour de financement de 11 millions de dollars auprès notamment du métaverse The Sandbox.

 

L’écosystème Web3 et la « nébuleuse » métavers peut s’enorgueillir de pléthore de représentants portant en eux des projets divers et variés. Aujourd’hui, sous le feu des projecteurs médiatiques, la start-up Kinetix mise sur orbite, en 2020, par le « trident » Yassine Tahi, Henri Mirande et Philip Belhassen, qui vient de finaliser un tour de table de 11 millions d’euros auprès d’Adam Ghobarah (ancien de Google Ventures), Sparkle Ventures, Entrepreneur First sans oublier des investisseurs réputés à l’instar du fondateur de Free, Xavier Niel. Et évidemment, l’incontournable des métaverses ouverts The Sandbox.

Dans le détail, la proposition de Kinetix réside dans la mise à disposition du public d’une plateforme « no code » (pour, de fait, la rendre accessible au plus grand nombre) permettant d’œuvrer à la transition d’une vidéo 2D en animations 3D. Plus prosaïquement, cette solution permet de modeler son propre avatar destiné à évoluer dans le monde du métaverse à partir d’une vidéo de tout un chacun en train de se mouvoir, de danser etc.

L’exportation vers un avatar 3D s’avère ensuite résolument intuitif, grâce à l’IA, dans la mesure où il n’y a pas besoin d’actions supplémentaires – ni de connaissances poussées en la matière- pour disposer de son propre « double » numérique. « Ce que nous fournissons, c’est une plateforme création de contenu généré par les utilisateurs pour le métaverse », explique Yassine Tahi, cofondateur de Kinetix.

Ce segment de marché – la création d’avatars 3D à destination du métaverse- s’avère résolument porteur, la concurrence battant son plein. A l’image d’une autre start-up, Ready Player Me, qui a levé 13 millions de dollars en fin d’année 2021 pour étoffer sa proposition. A l’usage, la jeune pousse permet à un utilisateur de créer son avatar, soit en téléchargeant un selfie, soit en piochant dans une liste d’avatars prédéfinis à personnaliser. Cet avatar unique pouvant ensuite être utilisé sur de nombreuses applications, jeux et autres plateformes.

Mais les ambitions de Kinetix s’étendent au-delà de la sphère du métaverse puisque l’entreprise, misant initialement sur un modèle économique freemium, a décidé de tourner casaque, comme développé dans Les Echos, en permettant à ses utilisateurs de créer des NFT à partir de leurs personnages 3D. Une marketplace dévolue à cet effet devrait prochainement voir le jour.

Ce modèle économique Web3 permet un plus juste partage de la valeur des créations. Les créateurs possèdent la propriété de leurs créations et nous percevons une faible part à chacune des transactions effectuées avec leurs NFT“, explique Yasine Tahi dans les colonnes du quotidien économique.

Un an seulement après le lancement de sa version bêta, Kinetix dispose de toutes les cartes en main pour mener à bien son ambitieux dessein.

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Samir Hamladji
Rédacteur et reporter - Journaliste pour plusieurs grands médias tels que LesEchos ou Challenges, Samir a été en charge de la rubrique Finance chez Forbes de 2016 à 2019. Il s'intéresse depuis plusieurs années à l'écosystème des crypto-monnaies et de la blockchain.