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Ethereum vs Bitcoin : Vitalik Buterin dénonce un « mensonge éhonté »

Vitalik Buterin
Vitalik Buterin, le cofondateur d'Ethereum - Crédit : Shutterstock

Le co-créateur de la blockchain Ethereum part en guerre contre une critique récurrente du proof-of-stake parmi les partisans du réseau Bitcoin. Et il ne mâche pas ses mots.

 

Entre Ethereum et Bitcoin persiste entre certains de leurs partisans une forme de rivalité. Les deux réseaux partagent pourtant bien des principes et caractéristiques, dont un même consensus, le proof-of-work.

Enfin plus pour très longtemps. En effet, la blockchain Ethereum est engagée depuis plusieurs années dans un long processus de migration pour basculer sur le proof-of-stake. Dans ce cadre, les mineurs cèderont leur place à des validateurs. Un simple changement de consensus ?

Ethereum bientôt une security

Pour le directeur d’un service crypto dédié au Bitcoin, Swan Bitcoin, l’évolution prochaine d’Ethereum est bien plus fondamentale. Selon Nick Payton, le proof-of-stake modifierait la nature du token natif.

« Cher Proof of Stakers. Le fait que vous puissiez voter sur quelque chose pour changer ses propriétés est la preuve que c’est une security », lance-t-il sur Twitter. Ce message n’a pas manqué de déclencher un débat, auquel s’est joint le co-créateur d’Ethereum.

Vitalik Buterin s’est d’ailleurs montré particulièrement agacé. Il réagit donc pour rétablir les faits face à un argument trop souvent répété et cependant erroné.

Il est étonnant de constater que certains partisans du PoW répètent sans cesse le mensonge éhonté selon lequel le PoS inclut le vote sur les paramètres du protocole (ce n’est pas le cas, tout comme le PoW) et que cela n’est pas contesté. Les nœuds rejettent les blocs invalides, en PoS et en PoW. Ce n’est pas difficile.”

Et le jeune développeur ne s’arrête pas là et se permet de glisser une dose d’ironie – un jeu de mots « troll » nécessitant de maîtriser quelques subtilités de la langue de shakespeare.

Aussi, petite nuance grammaticale : en anglais, quand on parle de choses comme la preuve d’enjeu, on ne dit pas “it’s a security” [Ndlr : c’est une security, un titre], on dit “it’s secure” [c’est sécurisé]. Je sais que ces suffixes sont difficiles cependant. Je pardonne donc l’erreur.”

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Christophe Auffray
Cofondateur et rédacteur en chef adjoint - Journaliste spécialiste de la transformation numérique depuis 2005, Christophe a notamment été rédacteur en chef adjoint chez ZDNet. Il suit de près l’actualité autour des actifs numériques et la décrypte au quotidien.