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NFT : la start-up musicale Royal attire Diplo dans ses filets

Diplo
Crédit : Shutterstock

Spécialisée dans les droits musicaux et les NFT, la jeune pousse Royal va sortir le nouveau single de l’artiste américain Diplo sur sa plateforme.

 

Royal étoffe son contingent. Après le rappeur new-yorkais Nas, ex-meilleur ennemi de Jay-Z, c’est au tour de Diplo d’intégrer la « Team » Royal. Cette dernière va distribuer 2110 actifs numériques, sous forme de NFT, représentant 20% des droits de propriété de son nouveau single intitulé « Don’t forget my love ». Cette collection ainsi vendue sous la forme de 2 110 jetons « Diplo LDA » permettra à ses potentiels acquéreurs de s’offrir plusieurs niveaux de « propriété » du single. En effet, le jeton « premier prix » fixé à 99 dollars offrira à son propriétaire un montant correspondant à 0,004% des revenus streaming engendrés par le single. Le token le plus cher, estimé à 9 999 dollars, faisant grimper ce pourcentage à 0,7%.

Il s’agit de la quatrième collection, sous le même format, de la plateforme Royal. La première – et qui reste au moment de la rédaction de ces lignes la plus populaire- correspondait à la cession d’une partie des droits de deux singles de Nas qui a également participé à la dernière levée de fonds de la start-up de 55 millions de dollars. Royal a ensuite réitéré l’expérience avec les artistes Ollie et Verite, ces trois collections, désormais épuisées ayant ainsi totalisées un volume d’échanges de 413 ETH, soit l’équivalent de 1,24 millions de dollars, sur la marketplace NFT de référence, OpenSea.

En outre, ces divers niveaux de jetons offrent de substantiels avantages à leurs propriétaires, notamment la possibilité d’échanger personnellement avec Diplo pour ceux qui détiennent des jetons « diamant » à 9 999 dollars l’unité. Selon le disc jockey 3LAU, qui n’est autre que le cofondateur de Royal, ce mode opératoire va, à terme, entraîner un bouleversement fondamental dans l’industrie musicale qui, à ses yeux, a toujours lésé les artistes également victimes d’intermédiaires peu scrupuleux. Dans son viseur : les maisons de disques et les plateformes de streaming type Spotify ou Apple Music.

La blockchain doit ainsi permettre aux artistes de se reconnecter avec leur « fan base », faisant fi de ces intermédiaires uniquement motivés par l’appât du gain. Justin Blau estime que, désormais, la véritable « plus-value » d’avoir un jeton Royal en portefeuille réside davantage, pour le fan, dans le fait de partager un « morceau » de single- aussi infinitésimal soit-il- avec son artiste ou musicien favori.

Un discours partagé par de plus en plus d’artistes, notamment The Chainsmokers, très investis sur cette thématique et également investisseurs de Royal. Le duo américain place d’ailleurs énormément d’espoir dans la blockchain, estimant que cette dernière avait le potentiel de « transformer la propriété de la musique de la même manière qu’internet a transformé la manière dont est consommée la musique ».

Pour rappel, les plateformes musicales comme Spotify et Apple Music qui, en y adjoignant les labels musicaux, cannibaliseraient plus de 75% des revenus engendrés par les écoutes en streaming. Une situation de moins en moins supportable pour les artistes et autres musiciens qui militent pour une plus juste répartition de ces revenus. Certains observateurs estiment que les NFT pourraient permettre de remettre les artistes « au cœur » du jeu et œuvrer à un rééquilibrage plus juste des revenus. Une bataille qui s’annonce particulièrement âpre.

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Samir Hamladji
Rédacteur et reporter - Journaliste pour plusieurs grands médias tels que LesEchos ou Challenges, Samir a été en charge de la rubrique Finance chez Forbes de 2016 à 2019. Il s'intéresse depuis plusieurs années à l'écosystème des crypto-monnaies et de la blockchain.