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NFT Factory : l’ambassade française art et business du Web3

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La NFT Factory à Paris - Coins.fr ©

Initiative de 128 cofondateurs, la NFT Factory ouvre ses portes au public le 22 octobre. Ses ambitions : acculturer et démocratiser les NFT et la crypto, exposer de l’art digital, mais aussi connecter les acteurs pour faire grandir l’écosystème et les usages.

 

Le terme NFT fait tout juste son entrée dans le dictionnaire. Sa définition dans le Petit Robert reste cependant encore assez imprécise. La preuve que les usages de ces actifs numériques restent encore largement à imaginer et à démocratiser.

Évangéliser les tokens non fongibles, c’est justement une des principales missions que se fixe la NFT Factory, qui ouvrait ce 18 octobre ses portes à la presse pour son inauguration. Elle accueillera le grand public dans quelques jours, le samedi 22 octobre.

L’art comme porte d’entrée sur les NFT

Et pour un lieu à la croisée de l’entrepreneuriat, des technologies, du business et de l’art, ses 128 fondateurs ont trouvé une localisation idéalement placée. La NFT Factory fait ainsi face à un haut lieu de la culture française : le Centre Pompidou.

La NFT Factory

La NFT Factory à Paris – Coins.fr ©

Situé dans le Marais, une zone de forte affluence, l’emplacement doit ainsi permettre à l’espace dédié aux NFTs d’accueillir de nombreux visiteurs. Pour le moment, seul le rez-de-chaussée est ouvert. Les étages supérieurs sont en cours d’aménagement.

Sur ce premier niveau, la NFT Factory accueille une exposition d’œuvres numériques. Aucune n’est pour le moment à vendre. Cette collection est mise à disposition par le collectif à l’origine de la création de la factory. Il est cependant prévu par la suite de permettre à des artistes d’exposer leurs créations à la vente.

Benoît Couty, cofondateur et directeur artistique de la NFT Factory, souhaite en outre organiser des expositions régulières. Une collaboration future avec Beaubourg n’est pas non plus à exclure, suggère l’expert de l’art crypto. Les applications artistiques ne constituent toutefois qu’une des catégories d’usages de ces jetons.

Un enjeu industriel pour la France

La mission de la NFT Factory s’étend au-delà. « C’est un véritable enjeu industriel », qu’elle poursuit, déclare Jean-Michel Pailhon, son cofondateur et le chief of staff de la licorne Ledger. Le Web3 promet l’émergence de nouveaux géants. La France compte d’ores et déjà des leaders, tels que Sandbox, Ledger et Sorare, cite-t-il.

Si dans 10 ans, ces leaders sont toujours les leaders mondiaux d’une industrie devenue gigantesque, la donne changera. La France et l’Europe bénéficieront alors d’un avantage industriel, et ce parce que nous aurons su être pionners”, souligne le cadre de la NFT Factory.

Pour permettre un tel scénario, reste à créer les conditions de ce succès. Et cela passe par la démocratisation large des NFT auprès des consommateurs français. « Notre ambition, c’est 40 millions de wallets en France, un usage massif des NFT, ce qui suppose une compréhension approfondie du sujet ».

La NFT Factory à Paris

Lucie-Eleonore Riveron, Jean-Michel Pailhon et John Karp durant la conférence de presse NFT Factory – Coins.fr ©

A cette fin, la NFT Factory dispose d’un comptoir pour accueillir les visiteurs et mener des actions de pédagogie, explique Lucie-Eleonore Riveron, sa directrice générale – également cofondatrice de la maison de ventes FauveParis. Chaque jour, 10 ateliers gratuits d’une vingtaine de minutes seront réalisés.

S’y ajouteront des ateliers d’1h30, plusieurs fois par semaine et « à un tarif assez abordable ». Les thèmes abordés seront de différentes natures. Ils viseront par exemple à accompagner les utilisateurs dans la création d’un wallet, l’achat de Bitcoin et de NFT. D’autres ateliers porteront sur la sécurité des actifs numériques, la création d’un jeton non fongible et le métavers.

Connecter acteurs des NFT et entreprises traditionnelles

D’ici trois semaines, au 1er étage, la Fatory accueillera les acteurs des NFT en France dans le but de les « connecter ». L’espace sera aussi réservé aux membres, c’est-à-dire les détenteurs des 1000 tokens mis en vente plus tôt cette année. Des rencontres dans le cadre de projets NFT seront ainsi possibles.

La NFT Factory accueillera en outre :

Des évènements pointus (…) Nous souhaitons être un lieu de débat et de réflexion (…) dans le domaine de l’art, de la réglementation, du juridique, de l’entrepreunariat (…) L’idée est que s’y déroulent des événements chaque semaine”, détaille Lucie-Eleonore Riveron.

Enfin, troisième objectif : « structurer et consolider l’écosystème NFT ». L’univers s’ouvre cependant et accueillera des entreprises d’autres secteurs. Ainsi, seront organisées des formations B2B, notamment à destination d’industries plus traditionnelles s’interrogeant sur leurs usages possibles des NFT.

Pour proposer ces formations et cet accompagnement, la NFT Factory s’appuiera sur les compétences de ses fondateurs, comme Sandbox, Arianee, Sorare, etc. Sa directrice générale se projette déjà en 2023. Elle prévoit ainsi l’organisation de résidences d’artistes, la mise en ligne d’un nouveau site aux codes Web3, et à plus long terme la création d’un incubateur.

Des atouts français sur les NFT

L’art constitue donc la vitrine de la Factory, mais pas son tout. « Parmi les 128 fondateurs, beaucoup viennent du monde de l’art, mais de nombreux autres sont originaires du gaming, du luxe et d’autres univers d’innovation. Le NFT est une technologie qui permet une diversité d’usages », insiste John Karp, son président.

L’art est un de ces usages. C’est le plus visible et le plus facile d’accès. Mais notre logique est clairement de développer l’intégralité des possibilités liées aux NFTs”, conclut-il.

Invité de clôture de la conférence de presse, Jean-Noël Barrot tient à assurer les entrepreneurs du soutien du gouvernement à leurs actions.

Jean-Noël Barrot

Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications, durant la conférence de presse NFT Factory – Coins.fr ©

« La France a de nombreux atouts pour être un hub européen et sans doute mondial pour le marché des NFT », commente le ministre délégué à la transition numérique. Et de citer trois forces hexagonales : ses secteurs de la culture, du jeu vidéo et du luxe.

Il nous reste, et c’est la responsabilité de la puissance publique, à accompagner ce mouvement.”

Les modalités de cet accompagnement demeurent cependant elles-mêmes à définir.

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Christophe Auffray
Cofondateur et rédacteur en chef adjoint - Journaliste spécialiste de la transformation numérique depuis 2005, Christophe a notamment été rédacteur en chef adjoint chez ZDNet. Il suit de près l’actualité autour des actifs numériques et la décrypte au quotidien. Contact : christophe@coins.fr