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Opera fait le plein de blockchains avec Bitcoin, Celo, Solana…

Opera navigateur
Crédit : Shutterstock

Dans le cadre du projet Crypto Browser, Opera soigne sa compatibilité avec les blockchains et intègre 8 réseaux dont Bitcoin. Son ambition : permettre à ses 380 millions d’utilisateurs d’accéder au Web3.

 

Brave n’est pas le seul navigateur crypto-friendly du marché. Il compte désormais un sérieux rival : Opera. L’application, disponible sur smartphone et ordinateur, revendique 380 millions d’utilisateurs dans le monde.

Comme l’annonçait l’éditeur fin 2021, le navigateur se prépare à intégrer le Web3 via une connectivité avec les principales blockchains publiques. Solana et Polygon étaient déjà citées. La liste n’était pas exhaustive cependant.

Un crypto browser relié à 8 blockchains

Dans le cadre du développement de son nouveau navigateur, aka projet Crypto Browser, Opera lançait une première version en janvier. Les travaux se poursuivent et l’éditeur ajoute le support de 8 blockchains, des L1 ou L2.

Grâce à ce support, Opera ouvrira à ses utilisateurs l’accès aux DApps des écosystèmes Bitcoin, Solana, Polygon, StarkEx, Ronin, Celo, Nervos Network et IXO. Ces réseaux s’ajoutent à Ethereum.

Pour le moment, la prise en charge par le navigateur dans sa version desktop n’est effective que pour Ethereum et Polygon, une chaîne layer-2 très populaire. Pour les autres blockchains, l’éditeur assure que l’intégration est pour « les prochains mois ».

Précisons que le support est en revanche déjà complet sur la version Android d’Opera. Pour une compatibilité équivalente sur iOS, il faudra patienter jusqu’à une date indéfinie. Apple, par sa politique, limite les développements des navigateurs concurrents sur sa plateforme.

Démocratiser le Web3 depuis un smartphone

L’intégration de plusieurs blockchains et notamment des couches 2 est une stratégie clé dans la mission d’Opera de rester agnostique vis-à-vis des chaînes et d’embarquer de manière transparente des millions d’utilisateurs vers le Web3, et ce dans le respect de l’environnement”, écrit l’éditeur.

Sur le plan environnemental, Julia Szyndzielorz, directrice de la communication d’Opera, précise ainsi que Polygon consomme 0,00079 térawatt (TWh) d’électricité par an. C’est 90% de moins qu’Ethereum. La création d’un NFT sur le réseau PoS équivaudrait ainsi à l’émission de CO2 d’un trajet en voiture de 0,26 kilomètre.

Pour Opera, l’enjeu est véritablement de se démarquer sur le Web3 en facilitant l’accès aux services, en particulier depuis des terminaux mobiles. C’est ce que vante Jorgen Arnesen, EVP Mobile de l’éditeur.

L’internaute moyen peut encore hésiter à s’aventurer dans le Web3, mais avec l’intégration de Solana, Polygon et d’autres dans notre navigateur mobile, il peut désormais accéder à ces technologies en toute sécurité et en toute familiarité avec le navigateur qui lui offre une expérience Web3 dédiée. »

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Christophe Auffray
Cofondateur et rédacteur en chef adjoint - Journaliste spécialiste de la transformation numérique depuis 2005, Christophe a notamment été rédacteur en chef adjoint chez ZDNet. Il suit de près l’actualité autour des actifs numériques et la décrypte au quotidien. Contact : christophe@coins.fr