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Le Récap : TradFi en feu, Fusion réussie, NFT Starbucks, crypto en France…

Crédit : Shutterstock

The Merge est un succès pour Ethereum; la France est 32e sur la cryptomonnaie, Starbucks adopte Polygon; JPM et les géants de la TradFi passent aux actifs numériques… Les actualités de la semaine.

 

The Merge, évènement historique pour une blockchain publique en Proof-of-work. Ethereum a fait la une de l’actu crypto toute la semaine. C’est en effet le 15 septembre que le réseau finalisait sa migration vers le proof-of-stake. C’est donc chose faite et sans incidents techniques à déplorer (jusque-là). A la clé notamment : une consommation d’énergie réduite de plus de 99,5%, y compris pour les NFT hébergés sur sa blockchain.

The Merge relance ainsi le débat de la consommation énergétique du BTC. Un groupe militant pour la protection de l’environnement a annoncé qu’il consacrerait 1 million de dollars supplémentaires en publicité en ligne pour accentuer la pression sur la communauté Bitcoin. La finalité : changer le code de la reine des crypto-monnaies. De quoi faire grincer des dents chez les maximalistes.

La France 32e nation crypto au monde

En début d’année, KPMG et l’ADAN se félicitaient de la progression de l’adoption des cryptomonnaies par les Français. 8% d’entre eux avaient alors déjà investi dans les crypto-actifs. Et la tendance favorable devait se poursuivre sur le reste de l’année. Mais une crise s’est immiscée dans le secteur, freinant son développement.

Selon le dernier Global Crypto Adoption Index de Chainalysis, le chemin à parcourir sera encore long pour la France. Au niveau mondial, elle occupe la 32e position en termes d’adoption. Le Vietnam, les Philippines et l’Ukraine occupent le podium. Inde et États-Unis complètent le Top 5. Cependant, le ralentissement est mondial. L’effet bear market.

KKR, JPMorgan, Fidelity… la TradFi en action

Comment juger de la maturité du marché crypto et des technologies blockchain ? Leur appropriation par les acteurs de la finance traditionnelle constitue sans nul doute un critère prépondérant. Et dans ce domaine, l’actualité a été soutenue cette semaine, dans le prolongement des mois précédents. Exemple : JPMorgan renforce ses compétences Web3 sur les paiements avec deux recrutements significatifs.

KKR, un géant aux 471 milliards de dollars d’actifs sous gestion, va désormais permettre aux investisseurs individuels d’investir dans son principal fonds privé. Pour offrir cette possibilité, la firme s’est associée à Securitize et à Avalanche pour tokeniser un fonds alimentant son HCSG II. Dans le même temps, Charles Schwab, Citadel Securities, Fidelity et Virtu Financial s’associent pour lancer une bourse d’actifs numériques : EDX Markets. Quant à la banque DBS, elle investit le metaverse The Sandbox pour la RSE.

Starbucks : café et NFT avec Polygon

Les cas d’usage blockchain axés sur la fidélisation étaient identifiés, mais encore très peu mis en œuvre jusqu’à présent. Un poids lourd du retail s’apprête à se lancer : Starbucks. De quoi démocratiser cet usage des jetons numériques.

Le projet Web3 de l’enseigne consiste à combiner programme de fidélité et tokens non fongibles (NFT). Son nom : « Starbucks Odyssey ». Basé sur Polygon, il permettra à ses clients de débloquer des avantages et de remporter des récompenses. Pour justifier ce choix de la sidechain Ethereum, Starbucks met notamment en effet son faible bilan carbone.

Ruée vers Ethereum Classic… mais pas vers l’or

The Merge a tiré durant l’été le cours de l’ETC, un fork Ethereum. La blockchain Proof-of-work a également attiré un nombre croissant de mineurs. Ces derniers ont été mis au chômage technique par la migration réussie de la blockchain publique. Avec le passager au PoS, les mineurs doivent consacrer leurs ressources de calcul à d’autres réseaux, dont Ethereum Classic.

L’activité sur la blockchain est loin cependant de nécessiter un tel afflux de mineurs. Le hashrate d’Ethereum Classic a bondi de plus de 300% depuis la fusion, mais c’est aussi le cas d’autres réseaux en PoW moins importants comme Raven Coin et ERGO. Problème : cette activité n’est pas rentable. Les mineurs d’ETC opèrent aujourd’hui « avec des marges brutes négatives de 30 à 40 % ». Créer un nouveau fork ne suffira sans doute pas non plus pour les mineurs. Encore faut-il des usages. Et ceux-ci sont principalement sur Ethereum.

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Christophe Auffray
Cofondateur et rédacteur en chef adjoint - Journaliste spécialiste de la transformation numérique depuis 2005, Christophe a notamment été rédacteur en chef adjoint chez ZDNet. Il suit de près l’actualité autour des actifs numériques et la décrypte au quotidien. Contact : christophe@coins.fr